FICHE : Eaux de refroidissement de la Sarre et son traitement...Impact sur la Santé...Eau pour la production de la vapeur...Produits utilisés sur le site de Hambach...Fiche toxicologique...

Publié le par ADPSE


[en jaune / les commentaires ou réponses ou informations ou « cours » pour la CASC réalisés par les membres de l' ADPSE]

[en bleu / les réponses proposées par « les experts » de la CASC]

Voilà ce que la CASC dit sur son site ou lors de réponses :

La CASC ne dit pas la Vérité : elle désinforme....

lors du face à face entre les habitants et Direct Energie.

A l’initiative du commissaire enquêteur, la réunion autour du projet de centrale électrique à Hambach du 10 Juillet dernier tourne en désinformation.

Explication : sur le site de Hambach, l’eau de la Sarre sera utilisée comme eau de refroidissement (aéroréfrigérants) et pour une production de vapeur qui va servir à faire tourner les turbines.

EAU DE REFROIDISSEMENT

Question de Monsieur Guillaume SCHOULTZ : « l’eau qui s’évapore au niveau de l’échangeur est-elle traitée ? »

Réponse de Monsieur Eddy BECKER : «  l’eau en évaporation au niveau de l’échangeur est de l’eau de la Sarre, celle-ci n’est pas traitée.» Extrait www.mosaik.tv, émission du 10/07/2009.


Ceci est faux, car l’eau subit :

  • un pré-traitement par décarbonation (à la chaux hydratée plus injection d’acide sulfurique)

  • une injection d’hypochlorite de sodium (eau de Javel)

  • une injection d’acide sulfurique pour ajuster le pH de l’eau de refroidissement afin de réduire l’alcalinité de l’eau

  • une injection d’inhibiteurs de corrosion en complément, composés de soude caustique, de polyacrylates et de tolyltriazoles

  • une injection ponctuelle de biocide, en complément pour la lutte contre les légionelles

Ce dispositif de traitement de l’eau provenant de la Sarre sera installé dans l’enceinte du site de Hambach.

Sur les 1100 m3 d’eau prélevés dans la Sarre chaque heure, il y a une évaporation d’environ 730 m3. Cette perte est constituée de vapeur d’eau et d’aérosols chargés en produits de traitement qui sont véhiculés par les vents !

Quel impact sur la santé ? Y a-t-il une étude de faite à ce sujet ?

Cette évaporation a pour conséquence une augmentation de la salinité de l’eau de refroidissement, ce qui oblige des purges en continue qui sont de l’ordre de 370 m3/h vers le bassin de macrophyte (lagune).

Explication : macrophyte = lagunage : bassin où sont plantés des végétaux qui absorbent une partie des phosphates et des nitrates et qui permet un refroidissement des effluents avant rejet.

Ces volumes ont été annoncés lors de la réunion d’information. Nous avons consulté le dossier des effluents qui précise : débit moyen 270 m3/h et débit maximum 370 m3/h, soit 8 880 m3 maximum par jour. On nous a annoncé lors de la réunion d’information que le lagunage sera d’environ 5 jours (DBO5), durée imposée par la police des eaux. Nous avons consulté le dossier des effluents qui stipule : « Volume sur 5 jours, le volume de stock s’élève à 32 400 m3, base moyenne de 270 m3/h.  Ce volume correspond à plus de 3,5 jours de temps de séjour avec une pointe de débit à 370 m3/h. »

Constatation : les 5 jours de lagunage dans le bassin ne sont plus respectés si le débit correspond à 370 m3/h, il faudrait un volume de stock de 44 400m3 !


Nous avons consulté le dossier du lagunage qui dit : le traitement par macrophyte devrait permettre d’abattre notamment les phosphores avec un rendement de l’ordre de 20% et l’ammonium avec un rendement de l’ordre de 50%.

Il a été dit lors de la réunion d’information que le carbohydrazide utilisé se transforme dans l’eau en hydrazine, (H2N-NH2), hydrazine qui elle se transforme à 99% en eau, (H2O) et 1% restant en hydrogène par dégradation thermique. Nous avons consulté le dossier des eaux usées qui seront déversées dans la Sarre et il précise : « les eaux usées industrielles seront susceptibles de ne contenir que des traces d’hypochlorite de sodium (eau de Javel), d’ammoniaque et de carbohydrazide. »

Pourquoi trouve-t-on encore des traces de carbohydrazide dans les eaux usées si elle se dégrade à 100% ?



EAU POUR PRODUCTION DE VAPEUR

Eau déminéralisée : traitement par osmose inverse qui aura lieu sur deux étages

  • traitement physico-chimique (coagulation, floculation, décantation)

  • formation de boues provenant de l’eau de la Sarre

Comment ces boues seront-elles traitées ?

  • injection de phosphate trisodique

  • injection de carbohydrazide en solution


En moyenne la consommation d’eau déminéralisée par chaudière est de 10 m3/h, sachant qu’il en a deux, cela fait un total d’environ 20 m3 de vapeur et d’eau provenant d’une eau traitée qui seront relâchés chaque heure dans la nature.

VOICI LA LISTE DES DIVERS PRODUITS UTILISES SUR LE SITE DE HAMBACH – A TITRE D’INFORMATION



PRODUITS

CONSOMMATION ANNUELLE ESTIMEE

Phosphate trisodique

4 tonnes

Carbohydrazide en solution

14 tonnes

Ammoniaque < 25 %

4 tonnes

Hypochlorite de sodium ≤ 12% (eau de Javel)

108 m3

Acide sulfurique 96%

2000 tonnes

Acide chloridrique 9%

Aléatoire

Inhibiteurs de corrosion

48 tonnes

Biocide

7 tonnes

Bisulfite de sodium

1500 litres

Coagulant (type chlorure ferrique)

22 m3

Floculant en poudre

2.7 tonnes

Chaux éteinte

240 m3

Azote

35 tonnes

Hydrogène

17 tonnes

CO2

7 tonnes

Détergent – Ethylène glycol (antigel)

Aléatoire

Huile

70 m3

Antitartre

94 tonnes

Dispersant

24 tonnes


Quelques informations sur certains produits – Fiches toxicologiques



Phosphate trisodique : stimule l’élevage des algues et diminue la qualité de l’eau.

Polyacrylate : (PAAS) agent de dispersion pour l’eau de refroidissement, est toxique pour les organismes.

Carbohydrazide : cancérigène et toxique pour l’homme, la faune, les poissons et le plancton.

En ce qui concerne les rejets d’eaux usées dans la Sarre, il y a eu des simulations de dispersions à partir d’un logiciel : panache thermique, DCO (demande chimique en oxygène), DBO5 (demande biologique en oxygène sur 5 jours), MES (matière en suspensions), nitrates, nitrites, ammonium, phosphore, orthophosphates, chlorures, sulfates.

Une simulation n’est pas une réalité des faits, la dispersion n’engendre pas de disparition. En chimie rien ne se perd, tout se transforme. Nous avons consulté le dossier des effluents de Direct Energie, il précise que les paramètres entraînant une diminution de la qualité des eaux de la Sarre sont :

  • la DCO : diminution d’une classe de qualité

  • les sulfates : diminution d’une classe de qualité.


Chacun peut en conclure ce qu’il veut !


Conclusion de l'ADPSE : Copie à revoir par la CASC.

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