Rapport du Bureau d'Etudes Horizons...Hambach, une centrale inutile, une centrale de trop...D'authentiques spécialistes et des élus le confirment...
Nous nous permettons de vous transmettre une synthèse de ce rapport...
ETAT DES LIEUX DE LA PRODUCTION ELECTRIQUE THERMIQUE CENTRALISEE
Evaluation de l’opportunité de cycles combinés au gaz dans le système énergétique français
Solidement étayée, elle s’appuie notamment sur le dernier bilan prévisionnel de RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et la Programmation Pluriannuelle des Investissements (PPI) du MEEDAT, publiés tous deux en juillet 2009. L’étude décrit notamment les différentes projections effectuées pour la consommation et le parc de production électrique.
- La création de nouvelles centrales au gaz fonctionnant en semi-base, en sus des treize centrales en fonctionnement, en construction ou autorisées, ne correspond à aucun besoin prévisible à ce stade. A noter que la production électrique à partir du gaz naturel est la seule à dépasser significativement les prévisionnels de la PPI.
- Concernant en particulier les besoins de consommation de pointe, aucune puissance supplémentaire n’est requise à l’horizon de 5 ans. Par ailleurs, l’étude souligne que la capacité d’une centrale à gaz à satisfaire un besoin en pointe n’est pas démontrée, sauf à être installée à proximité d’un stockage de gaz en cavité saline ou d’un terminal GNL (gaz naturel liquéfié).
- Les opérateurs publics du transport du gaz ont alerté sur l’insuffisance du réseau gazier à subvenir aux besoins d’un parc important de centrales. Les risques de congestion du réseau, ou de surcoûts à la charge de l’ensemble des usagers, sont donc à prévoir. Ces questions sont actuellement mises à l’étude par la Commission de Régulation de l’Energie.
- Le développement du parc de centrales au-delà des prévisions de la PPI créerait naturellement un contexte de surproduction. La pression économique forte sur les producteurs pourrait avoir plusieurs conséquences :
o une croissance de la consommation : « les producteurs d’électricité pourraient être incités à mettre en échec ou retarder sensiblement les offres d’effacement de la consommation de pointe pour des raisons de rentabilité interne »
o une augmentation des exportations d’électricité : la PPI prévoit déjà leur doublement d’ici 2020.
o une mise en concurrence directe avec les autres moyens de production. L’étude montre que la production au charbon ne pourrait être réduite en dessous du seuil programmé par la PPI. En conséquence, il faut prévoir que les producteurs limitent leurs investissements dans la production éolienne pour rentabiliser le parc électrique à gaz car cette production est « disponible à la demande et fortement valorisable sur le marché spot de l’électricité. La faiblesse des investissements dans le productible éolien, en comparaison du productible CCG, peut déjà être mise en évidence. »
o Le non respect des objectifs de réduction des émissions de CO2. Avec la mise en service de l’ensemble du parc autorisé ou actuellement en enquête publique, les émissions totales de la production électrique pourraient augmenter d’ici 2015.
[Informations complémentaires : Résumé de l'étude HORIZON]