Hambach-Verberie : même combat, des élus sourds!

| Pendant Copenhague, le massacre continue | | |
| Franck Deboise - 9 décembre 2009 Oise Pendant qu’on équipe les salles de conférence à Copenhague, que se passe-t-il dans nos campagnes, à 70 km de Paris ? Petit à petit, le monstre construit son nid : suite à la décision du conseil municipal de Verberie, le 19 octobre dernier, de modifier son PLU, Direct-Energie a déposé le permis de construire pour sa centrale. Mais aujourd’hui, la proximité de Copenhague éclaire d’un jour nouveau le projet de centrale au gaz de Verberie, et les habitants de la région ne savent plus s’ils doivent en rire ou en pleurer : Mais pendant ce temps, à Verberie, dans l’Oise... Une poignée de conseillers municipaux, d’un bourg de 3500 habitants, décide d’implanter sur son territoire une centrale thermique au gaz qui va émettre chaque année 2.600.000 tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère, une augmentation à elle seule de 75% du quota de CO2 industriel de toute la région Picardie, le 10ème site le plus polluant dans le PNAQ français. Comment notre pouvoir politique peut-il assumer une telle contradiction ? Comment quelques élus locaux peuvent-ils prendre, sans contrôle, une décision qui engage largement au-delà des limites de leur commune, qui engage l’avenir .... de la planète ? Et pourtant, sur place... Qu’est-ce donc qui pousse un maire totalement désavoué à promouvoir contre vents et marées un projet dont personne ne veut ? Le diner offert le 25 novembre au maire et ses conseillers par Direct-Energie, dans la meilleure auberge de la ville, peut-il suffire à emporter la décision ? Le fait qu’un actionnaire principal de Direct-Energie, Stéphane Courbit, un des invités du "diner du Fouquet’s", soit un proche de Nicolas Sarkozy, est-il un élément suffisant pour renier la politique environnementale nationale ? Et sur le fond, comment allons-nous remplir nos engagements de réduction de gaz à effet de serre si nous commençons par en rajouter ? Sous prétexte de remplacement des centrales thermiques au fuel et au charbon, des industriels mettent à profit la liberté d’établissement pour multiplier les projets de centrales thermiques au gaz (Centrales à Cycle Combiné Gaz = CCG). Et compte-tenu des impératifs de rentabilitié et de leur nombre... les 30 unités de CCG existantes ou en projet émettront 10 à 20 millions de tonnes de CO2 en plus que les centrales à fuel ou charbon ! | ||
La vraie question?
Pourquoi nos élus continuent à vouloir polluer et tuer leur région...(la faune, la flore, les humains, l'emploi et l'attractivité de la région)
On a du mal à comprendre, vraiment du mal
POURQUOI? La réponse...

ADPSE