REPONSE DE L' ADPSE à Mme la Sous-Préfète de Sarreguemines ==> une voie sans issue et à contre sens...

Publié le par ADPSE

 

Suite à l’article paru ce 25 janvier dernier dans le Républicain Lorrain, concernant les vœux de Mme la Sous-Préfète, voici la réponse de l’ADPSE.

 

 

noncentrale.jpg« Nous ne voulons pas d’un Carling bis ! » Ce pourrait être le cri du cœur que nous sommes tentés de pousser en lisant les propos décevants de Mme la Sous-Préfète dans le Républicain Lorrain du 25 janvier dernier. 

L’attractivité du territoire est, et a toujours été au cœur du combat mené contre le projet Hambrégie par les membres de l’ADPSE. Nous ne voulons pas de l’attractivité dont parle Mme Michel, à savoir «prouver » aux industriels les plus polluants la docilité moutonnière qu’ils apprécient tant pour installer ici ce dont ils ne voudraient pas chez eux. Rappelons, que nous sommes déjà pollués par la zone de St-Avold-Carling, dont les effluves se dirigent majoritairement dans notre direction.

Et voilà malgré tout, l’avenir que nous construisent nos élus de la CASC : l’Europôle II, un Carling bis de 200 ha !

Toute la future zone Europôle II a été dédiée à l’installation d’industries de type classées (polluantes). Et tout cela avec beaucoup de détermination !  

 

Comme les PLU de Hambach et de Willerwald ne le permettaient pas, ils ont fait voter à ces deux conseils municipaux une insidieuse modification de PLU dont l’objet a mystérieusement « échappé » aux conseillers de ces communes. Sur ce point aussi, l’ADPSE dont l’objet est la défense de l’environnement et du cadre de vie des habitants de la région, ne manquera pas de demander des comptes devant la justice. Et comme Hambregie semblait urgent, la CASC a aussi décidé dès 2009,  d’écourter le bail de l’agricultrice en place, en l’indemnisant (un coût supplémentaire aux frais du contribuable !).  

 

Rappelons que la part d’investissement de la communauté d’agglomération pour la portion de terrain destiné à Hambrégie se chiffrait déjà à près de 15 millions d’Euros. 15 millions pour 40 hectares et 40 emplois ! Nous laissons ce ratio à l’appréciation de nos concitoyens, mais pour nous, cela constitue un véritable marché de dupe (pour les citoyens en tout cas).

 

Est-ce parce qu’ils jugent eux même leur secteur inattractif en l’état, ou est-ce parce que leur niveau culturel leur laisse imaginer qu’une centrale de 900 MW (la plus grosse de France) ne pollue pas plus qu’une « cuisinière à gaz » (voir les propos de notre député se voulant rassurant en juin 2009, propos se passant de commentaires…) ?

 

Voilà l’ambitieux projet que nos élus nous servent, ne reculant devant aucun subterfuge (Grenelle, développement durable, et autre « greenwashing») pour nous « vendre » à l’heure de la sobriété énergétique, des énergies renouvelables, de la cogénération, de la micro-cogénération, un projet passéiste basé sur des technologies d’un autre temps (rendement inférieur à 40 % sur  PCS !!!) consistant à brûler des énergies fossiles pour fabriquer de l’électricité.

 

Depuis quand une centrale thermique (même peinte en vert) rend-elle une région attirante ? Région qui flirterait alors avec les records mondiaux en rejet de CO² ! On fait mieux comme miroir aux alouettes !

 

Avec tout cela, on comprend mieux le désappointement de la jeunesse qui ne peut que douter de son avenir dans notre région ainsi sacrifiée. L’avenir d’une région ne se dessine pas en regardant dans le rétroviseur mais en valorisant son potentiel  (main-d’œuvre qualifiée, environnement industriel de pointe, cadre de vie agréable,…) pour attirer des projets d’avenir.

 

Madame la Sous-Préfète, accepter Hambregie, c’est s’engager dans une voie sans issue et à contre sens, c'est supprimer l'espoir d'un développement des énergies renouvelables, les énergies du futur.

 

Le collectif...

 

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