ADPSE : Audience auprès du conseiller Industrie et Energie

Publié le par ADPSE

ADPSE  le  08 octobre 2009

Audience auprès du conseiller Industrie et Energie
du Président de la République


Personnes présentes :

Pour l’ADPSE : Dr Jean-Louis Dal Ferro, Damien Marcel, Isabelle Hoellinger

Pour la Présidence de la République : M. Louvot, conseiller technique pour l’industrie et l’énergie, et Monsieur le sous-préfet de Thionville


Les membres de l’ADPSE ont remis une lettre à l’adresse du Président de la République, ainsi qu’une étude « Etat des lieux de la production électrique thermique centralisée-Evaluation de l’opportunité de l’implantation de cycles combinés au gaz dans le système énergétique français »


M. Louvot a aussi écouté et pris note des différents arguments qui ont été avancés par les membres de l’ADPSE.


Concernant l’étude d’impact :

  • M. Louvot et l’ADPSE s’entendent sur le fait que les centrales de production électrique à gaz sont moins polluantes lorsqu’elles viennent strictement en remplacement des centrales à charbon.

  • M. Louvot ne semblait pas avoir conscience du nombre de projets de centrales à gaz actuellement en projet sur le territoire français (> 20)

  • L’ADPSE lui a fait remarquer que si autant d’unités s’installaient, leurs capacités totales dépasseraient de beaucoup les besoins en consommation, même lors des pics de consommation. Les unités déjà en fonction, en construction, ou autorisées mettraient déjà le pays en situation de surcapacité à l’horizon 2015.

  • L’ADPSE fait également remarquer qu’il ne s’agit pas forcément de la technologie idéale pour parer aux pics de consommation, contrairement à des procédés en cogénération et micro-cogénération.

  • L’ADPSE a demandé à ce que le gouvernement règlemente l’installation de ces centrales comme c’est le cas des autres énergies fossiles, afin de :

    • 1. Ne produire de l’électricité d’origine fossile que de façon la plus limitée possible

    • 2. Ne pas compromettre le développement des énergies renouvelables

    • 3. Rester cohérent par rapport aux ambitieux projets du pays en matière de réduction des gaz à effet de serre, notamment dans la perspective de Copenhague.

  • L’ADPSE a demandé pourquoi ces unités n’étaient pas soumises à la taxe carbone. Ce à quoi M. Louvot a répondu que ce serait une double taxation, sachant qu’ils paieraient déjà une partie des quotas attribués (une partie étant gratuite).

  • L’ADPSE a également évoqué les autres problèmes soulevés dans l’étude, comme la sécurité d’approvisionnement gazière, l’incidence probable sur les prix du gaz, et les orientations géostratégiques qu’implique une plus grande dépendance gazière ; laissant là la pleine appréciation du sujet aux instances gouvernementales.


M. Louvot va prendre connaissance de l’étude de façon plus approfondie.


M. Louvot s’est ensuite penché sur les motivations et inquiétudes locales :


  • L’ADPSE l’a informé des fort taux de maladie et de mortalité liés à la pollution atmosphérique dont souffre déjà la population locale, celle-ci ayant déjà largement payé son tribut en la matière.

  • M. Louvot a demandé si les taux des polluants étaient dans les normes

  • L’ADPSE lui a fait remarquer qu’en plus les taux étaient faussés par des prélèvements d’air dans l’étude, qui sont réalisés à 7 km du futur site de la centrale et des relevés météo encore plus lointains. Bien que les conditions du site de la sonde d’air soient bien plus protégées que celles du site en question, le taux des oxydes d’azote sont par exemple déjà proches du seuil limite défini pour les pluies acides.

  • M. Louvot en a pris note et a affirmé que l’étude préalable à un tel projet ne pouvait se faire que sur des bases réelles et avérées.

  • L’ADPSE l’informe qu’elle a également demandé au commissaire enquêteur qu’une campagne de prélèvement d’air complète soit effectuée sur le site.

  • Les risques pour la Sarre et l’important tirage d'eau prévu ont été mentionnés et M. Louvot en a pris bonne note.

  • M. Louvot a également indiqué qu’il devrait être observé une certaine cohérence dans la stratégie de déploiement et de localisation de toute centrale, par rapport aux besoins de consommation des régions concernées.


En conclusion, M. Louvot indique que l’ADPSE recevrait une réponse officielle de la part de la Présidence de la République.

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