Intoxication par les experts scientifiques / Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !!!

Publié le par ADPSE

Samedi 11 juillet 2009

Intoxication par les experts scientifiques

 

 

Samedi matin, témoin à la réunion d'information organisée par la CASC, je peux affirmer que je n'ai jamais assisté à une telle pantalonnade, c'était vraiment la bouffonnerie grossière en CASCagie (royaume de la CASC).

Cette séance, annoncée en dernière minute, était initialement réservée aux élus de Hambach, Neufgrange, Willerwald et Woustviller, pour une piqûre de rappel sur la non pollution de cette centrale. Et pourquoi? Mais tout simplement pour qu'à partir du 10 août soit 15 jours après l'enquête publique, tous ces conseils municipaux votent, comme un seul âne, pour l'implantation de la centrale.

 

Très grosse contrariété pour messieurs Lett et Roth, venus présidés cette réunion à l'issue connue d'avance, chez Gaston Meyer maire de Hambach. En effet très peu d'élus ont daigné se déplacer, et parmi eux il y avait des opposants. Ce rassemblement des élus ce samedi matin est donc un échec. Heureusement qu'il reste le Républicain Lorrain pour relater, sinon c'était la Bérézina.

 

Je ne mets pas en doute l'indépendance et les compétences des experts qui ont bénéficié de 2 semaines pour étudier les 4 classeurs de Direct Énergie et qui se sont présentés samedi matin avec le rapport final quasiment rédigé.

Leur exposé a été centré sur les émissions des cheminées de la centrale, les tours réfrigérantes, les lignes enterrées et le bruit. Le débat a été forcément très restrictif.

Mais est-ce de leur faute? Les documents d'étude étaient réduits aux 4 classeurs de Direct Énergie. Encore une étude orientée et incomplète qui arrange bien le triumvirat (Lett, Roth, Meyer) qui refuse d'entendre les questions légitimes que se posent les riverains, leurs futurs électeurs.

 

Après une mise en garde sur la confusion entre danger, risque et indice de risque, les experts ont abordé les impacts sanitaires sur la population à travers les risques physiques (bruit, champ magnétique), les risques chimiques (oxyde de soufre et gaz carbonique CO2, édulcoré le dioxyde d'azote), les risques biologiques (légionellose).

Ces experts, sur la seule foi des données fournies par Direct Énergie, ont affirmé que tous les risques étaient inférieurs au seuil autorisé et qu'il n'y a pas de risque majeur. Mais ils ne diront jamais que le risque est nul. Dans leur rapport définitif ils spécifieront les recommandations pour que cela se passe bien.

Concernant le dioxyde d'azote, peut être que ces professionnels des applications concrètes ont connaissance du consensus scientifique sur la pollution de l'air par le NO2. L'OMS, source de ce dossier, stipule que « les études sur les populations humaines indiquent que l'exposition à long terme au NO2 aux niveaux actuellement observés en Europe, peut réduire la fonction pulmonaire et accroître le risque de symptômes respiratoires. Bien que certaines études aient établi des liens entre l'exposition au NO2 et la mortalité, les preuves existantes ne sont pas suffisantes pour conclure que les effets sur la mortalité peuvent être liés à l'exposition à long terme au NO2». Du coup ils ont passé rapidement. Mais pour le triumvirat la démonstration mathématique était belle et sans faille.

 

Au rebut le retour d'expérience de nos professeurs et médecins régionaux, leur inquiétude est non fondée. C'est fort regrettable, car dans d'autre domaine comme l'aéronautique, le retour d'expérience est l'essence même de la sécurité.

 

Et puis aux 2 technocrates de rajouter que « si ça se passe mal, si l'exploitation ne respecte pas les valeurs, vous pourrez toujours demander l'arrêt de l'exploitation ». Je rêve, pincez moi.

 

Messieurs les experts et surtout messieurs du triumvirat, vous ne trouvez pas qu'il y a un peu trop d'incertitudes et de « si », et que vos certitudes deviennent des doutes qui m'autorise à demander l'application du principe de précaution??

 

De quel droit ces 2 spécialistes peuvent-ils balayer le lien établi entre danger et risque.

 

Un cancérologue de réputation mondiale et un pneumologue chef de département de maladie respiratoire en CHU, et les plus de 80 professeurs et docteurs de CASCagie sont tous des incapables.

 

Oser prétendre que les polluants rejetés par la centrale aggravent incontestablement les affectations respiratoires préexistantes, voire en provoquent en cas d'exposition chronique surtout sur les sujets fragilisés que sont les nourrissons, enfants et les personnes âgées, que ce brûlot va rejeter des oxydes d'azote, de soufre, du CO2 et des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques qui pollueront l'air et l'eau. La centrale pourrait être responsable d'apparition de maladies respiratoires, cardiaques, pulmonaires, de stérilité chez l'homme et la femme,, de malformations chez l'enfant, mais aussi de leucémies et cancers. Ces maladies apparaîtront au bout de dix, quinze, vingt ans, aux yeux du triumvirat c'est honteux et mensonger.

 

Mesdames et messieurs les blouses blanches, faire peur au brave peuple c'est pas bien. D'ailleurs monsieur le professeur Céleste Lett diplômé (en quoi d'ailleurs) dans le RL du 12 juillet vous rappelle à l'ordre « il est plus facile de se la jouer médecin face à la population que face à ses confrères »,

 

Revenons à l'étude orientée et incomplète de ce samedi matin.

 

Herbitzheim et Sarralbe leur sont inconnus. Peut être que les nuisances et pollutions s'arrêtent aux frontières de la CASCagie, comme pour Tchernobyl. Les habitants de ces 2 communes apprécieront.

 

Les données chiffrées, servant au calcul, sont ceux fournis par Direct Énergie dans les 4 classeurs et le logiciel nec plus ultra qui permet de simuler le taux de dilution des polluants dans l'air est le même que celui utilisé par le cabinet d'expert présent à Smartville. On peut avoir le meilleur logiciel de calcul du monde, si les entrées sont irréalistes et incomplètes, le résultat ne peut pas être honnête.

 

Quant à la question sur l'interaction entre la pollution existante et la nouvelle pollution de la centrale, elle a été très vite escamotée par les 2 intervenants.

Ignorent-ils les études qui traitent de l'interaction entre les particules en suspension, le dioxyde de soufre et d'azote,et que l'effet du gaz acide est exacerbé par la présence concomitante de particules????

 

La pollution d'Inéos à Sarralbe leur est apparemment inconnue. Il est vrai qu'elle ne peut pas franchir la frontière de la CASCagie. Encore Tchernobyl.

 

La Sarre, sa faune et sa flore et les tonnes de produits chimiques nécessaires au traitement de l'eau n'ont jamais été abordé dans les risques chimiques. Peut-être qu'il n'y a pas de concentration, ni d'évaporation, ni de contamination des nappes, de la faune et de la flore.

 

 

 

Pour les problèmes de santé publique

 

 

 

Et monsieur Roth, en défenseur de l'environnement, annonce dans la clôture de la séance que la CASC a commandé un bilan carbone en CASCagie. Mais expliquez moi cette antinomie. D'un coté la CASC paye une étude pour rechercher les destructeurs de la couche d'ozone et de l'autre elle veut autoriser l'implantation d'une centrale qui rejettera 2,6 millions de tonnes de CO2 par an, c'est à dire plus que la centrale au charbon de Blénod. Même la DRIRE s'interroge.

Monsieur Roth vous n'êtes pas à un paradoxe prêt. Je pense que pour un effet d'affichage et le politiquement correct vous avez voulu nous la jouer (voir le RL monsieur Lett) en devançant la mise en place de la taxe carbone qui est débattue actuellement, mais dans le cas présent vous êtes tombé à plat. Vous n'avez pas l'impression que ce n'est pas plus brillant que pour certains le 9 juillet à Smartville.

 

Ce samedi matin le triumvirat et sa cour ont bu du petit lait. L'auto satisfaction était à son paroxysme. Les manifestants n'étaient que des personnes malhonnêtes et manipulés, les blouses blanches des irresponsables qui font inutilement peur à la population, et je ne parle pas de messieurs Kuffler et Uhrig.

Il est dommage que la CASC

n'invite et ne paye que des experts parisiens qui abondent dans leur sens, et non des cancérologues et pneumologues comme les professeurs Dominique BELPOMME, Daniel ANTOINE de Nancy ou d'autres de CASCagie pour profiter de leur retour d'expérience.

ne tienne pas compte des inquiétudes légitimes de la population, en boudant complètement  ses questions et en la traitant avec dédain (les élections reviendront et le dédain est un plat qui se mange froid)

réfute les remarques fondées de nos ingénieurs locaux spécialisés dans le domaine des centrales au gaz. (oui mais ils ne sont pas parisiens et ils sont contre la centrale)

 

Mais où est la démocratie, où est le débat contradictoire?

Peut être qu'au royaume de CASCagie, après une élection démocratique, on est en droit d'instaurer le totalitarisme et de gouverner comme dans une république bananière.

Peut-être que l'« On ne nous dit pas tout ».

Messieurs Lett et Roth vous devriez prendre exemple sur le conseil municipal de Sarralbe qui s'est posé les bonnes questions, qui dans le doute a appliqué le principe de précaution et rejeté l'implantation.

 

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

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Guillaume 20/07/2009 15:15

Ne connaissant pas votre adresse mail, et ne la trouvant nulle part sur ce blog.Les commentaires sont l'unique moyen de communication que j'ai pu trouver.J'ai rédigé une lettre au commissaire enquêteur concernant ce projet que souhaitait simplement vous transmettre pour, que si vous le jugez nécéssaire, vous la publiiez.