Un témoignage de la réunion au Casc lors de la manifestation du Jeudi 25 Juin : à lire, à transmettre!

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Un témoignage de la réunion au Casc lors de la manifestation du Jeudi 25 Juin : à lire, à transmettre!

Jeudi 25 juin 2009, une date dont je me souviendrai longtemps…
Après avoir laissé passer une nuit et une bonne partie du lendemain pour que l’émotion et la colère, surtout, retombent, je vais vous livrer mes impressions.
Plusieurs personnes, dont je suis, vivaient leur première manifestation hier, et c’est dans un désordre bon enfant, toutes générations confondues que nous sommes partis vers le beau château de la riche CASC où nous attendaient les aristocrates locaux. J’avais l’impression de me retrouver en 1789, au milieu des sans- culottes, il est vrai que nous ne sommes plus très loin du 14 juillet et qu’une douce brise révolutionnaire soufflait au- dessus de nos têtes et dans nos cœurs car nous sommes des citoyens en révolte contre des politiques qui refusent de prendre en compte la vox populi…
Une poignée d’entre nous a été autorisée à pénétrer dans le merveilleux château orné de beaux lustres et de dorures, pendant que les autres piétinaient la pelouse avec force bruit et cris sous un chaud soleil.
Nous avons été reçus par trois souverains et deux vassaux, en principe il n’y a qu’un seul roi mais ici c’est différent car ils sont plusieurs à vouloir occuper le trône, pas pour l’argent ni pour le pouvoir mais pour faire le bien du peuple, c’est beau n’est- ce pas cet altruisme, cet humanisme ?
Nous avons eu la parole tour à tour, très démocratique tout cela… Pendant que mes camarades exposaient leurs doléances, j’observais celui qui répond au doux prénom de Céleste et là, je n’ai pas été déçue, quel comédien ! Tout y était : mines exaspérées, yeux au ciel ( c’est normal avec un prénom pareil ! ), moues excédées, manipulations répétées du téléphone portable ( un anachronisme ), paroles échangées avec son premier vassal Gaston, soupirs agacés… Je lui décerne un Molière car c’était le meilleur des cinq acteurs de cette sinistre farce dont nous étions de pauvres figurants ; les deux vassaux Albert et Gaston, étaient muets : avaient- ils oublié leur texte ? Ils pourront toujours postuler pour le cinéma muet ! Le roi Roland s’est exprimé en campant sur ses mauvaises positions, puis le troisième, dont j’ignore le nom car ces personnes qui pensent être connues de tous, ne daignent pas se présenter et ne cherchent pas à savoir qui vous êtes.
C’était tellement médiocre que je n’ai pas pu assister à la fin du spectacle préférant retrouver le bon air révolutionnaire du dehors. Le chef des rois, celui du milieu, celui qui a le prénom qui ne lui va pas du tout, s’est étonné ironiquement que je ne veuille pas l’entendre,  «  Non, merci », lui ai- je répondu, « j’en ai déjà trop entendu et j’ai mieux à faire car mon temps, tout comme le vôtre, est précieux ».
Finalement, le château n’est qu’un vaste théâtre où se jouent de très mauvaises pièces, où se produisent de piètres comédiens qui ne resteront pas sur le devant de la scène.
Peut-être, et même sûrement, que des têtes tomberont aux prochaines élections car les sans- culottes ont oublié d’être bêtes et ils ont bonne mémoire !!!

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